Sujet: Mythe Ou Réalité ? {Adrien} Jeu 30 Juil - 15:23
Une à une, les lumières de la ville s'éveillaient. La nuit était tombée plus tôt que d'accoutumée sur Limerick. Alors que certains s'apprêtaient à conclure une journée bien chargée, d'autres se préparaient à en commencer une nouvelle. June, quand à elle n'avait tout simplement pas encore mis de point à la sienne, qui avait pourtant commencé à l'aube. Elle n'était d'ailleurs pas la seule. Le centre ville grouillait de vie. La jeune danseuse fendait la foule dense qui se pressait dans les rues avec aisance à vélo. Elle avait, depuis longtemps, pris l'habitude de rouler entre les passants, l'esprit un peu ailleurs, mais avec vigilance. Il aurait été inconvenant de renverser qui que ce fût, bien que l'idée l'eût déjà traversé l'esprit. Parfois. Lorsque les piétons oubliaient qu'ils n'étaient pas seuls à circuler ou lorsque son chemin croisait celui de chauffards. Ce qui ne manquait pas à Limerick. De-ci, de-là, l'on percevait des klaxons furibonds, au milieu d'un brouhaha incohérent duquel s'échappait quelques rires, quelques voix plus aiguës ou à l'inverse quelques voix plus graves. Mille visages, mille tonalités, mille expressions. Il y avait tant de vie. Même la nuit. Elle aimait l'agitation permanente de Limerick, elle quitta cependant les hauts-building et s'engagea dans un quartier plus sombre. Moins peuplé. Sa route croisa celle de deux hommes patibulaires et aux sourires niais. Ils la déshabillèrent du regard et proférèrent quelques ignominies auxquelles June ne prêta aucune attention. Ils empestaient l'alcool et devaient, depuis un long moment, dors et déjà avoir perdu la raison – si toutefois ils en avaient eu une. La demoiselle, pressée de s'éloigner des deux alcooliques, s'engouffra dans une ruelle proche. Le quartier était mal fréquenté., les rues sales et la plupart des maisons en piteux état. Plusieurs malfrats y avaient établi leur « quartier général » et le nombre de crimes qu'on y commettait la nuit dépassait de loin la moyenne, pourtant élevée, de la ville. Ce qui 'avait jamais empêcher la jeune femme depuis sa plus tendre enfance de le traverser et jusqu'à preuve du contraire, elle était toujours vivante. Si elle empruntait ce passage quelque peu dangereux, ce n'était pas pour se donner quelques frissons, mais car il s'agissait d'un raccourci pour mieux se rendre à la sortie de la ville dont elle distinguait déjà les frontières.
L'adolescente jeta un coup d'œil à la ville en pleine effervescence, puis à sa montre. Elle disposait de bien plus de temps qu'il ne lui en fallait. Aussi, elle s'autorisa une petit détour au port. L'air marin effleura ses cheveux et ses effluves salées lui parvinrent dans une bourrasque de vent. Il risquait de pleuvoir. Bientôt. June fit alors demi-tour. Elle ne voulait pas risquer de pédaler sous l'averse qui ne l'épargnerait pas, malgré le coupe-vent qu'elle avait pensé à mettre dans son sac avant de quitter la demeure familiale. Longeant la rivière Shanon, elle reconnut la tour ouest des ruines. Seul vestige d'un passé enterré. Effacé. Aussi désolant que hanté. Ce château qui un jour fut une demeure noble et respectée était aujourd'hui craint. Les flemmes qui l'avaient dévorés, avaient laissé naître des légendes. Une Histoire. Les fantômes des innocents brûlés y vivraient encore, dit-on... Simples superstitions ou sibylline réalité ? C'était ce qu'ils voulaient savoir. Adrien et elle. Enfants, ils avaient une fois exploré ladite demeure hantée, mais ils n'y avaient rien trouvé. Ni fantômes, ni cadavres, ni même une once de vie. Depuis, ils n'y avaient plus jamais poser le pied. June ne s'y serait pas aventurée, une nouvelle fois, si Adrien ne le lui avait pas demandé. Elle ne comprenait toujours pas pourquoi ils devaient se retrouver au château, mais elle avait accepté d'y faire une petite virée nocturne, comme elle avait toujours accepté de suivre Adrien, et ce même dans les situations les plus insolites. Les lumières avant de son vélo éclairaient le château duquel émanait une aura oppressante. Pour peu qu'aucun fantôme n'eût fait des ruines sa demeure, elle comprenait aisément les raisons des légendes qui l'entouraient. Posant pied à terre, elle entreprit de dissimuler son vélo tout terrain derrière un buisson touffu. Peu de personnes n'osait s'approcher du château de jour et la nuit, elle n'espérait pas qu'il eût la visite d'un plus grand nombre de curieux. Néanmoins, prudence était de mise. Elle ne tenait pas à expliquer les raisons qui l'avait amenée ici en pleine nuit à qui que ce fût. Elle sortit toutefois de son sac l'une de trois lampes torches qu'elle avait apporté et l'alluma. Aussi discrète qu'elle se devait être, elle préférait avoir un aperçu du terrain avant de s'y aventurer davantage. Baladant le faisceau lumineux sur le grillage, elle y cherchait une quelconque trouée. Ce fût tâche aisée. Personne n'entretenait cet espace délabré, ni même la clôture qui devait en interdire l'accès. La municipalité était persuadée que personne ne s'y oserait. June était, quant à elle, convaincue du contraire. L'on ne pouvait dissuader aucun petit curieux de pénétrer ne serait-ce qu'une fois dans un lieu peuplé de spectres. La jeune femme se glissa dans le trou et parvint sans mal dans l'ancien domaine. Elle éteignit aussitôt sa lampe. Elle n'avait rien repéré de potentiellement dangereux et la lumière de la lune éclairait suffisamment ses pas pour qu'elle ne risquât rien. Anxieuse, elle s'arrêta devant l'imposante porte d'entrée en attendant Adrien. June regarda sa montre. Il était pile l'heure de leur rendez-vous. Un petit sourire satisfait étira ses lèvres. Ponctuelle. Comme toujours.
Alors qu'elle pestait intérieurement contre Adrien qui était en retard, une goutte d'eau tomba sur son œil. Effrayée, elle se raidit et palpa son œil doucement. D'autres gouttelettes se mirent à tomber. Doucement puis plus prestement. L'envie de pénétrer les ruines sans Adrien ne lui plaisait pas, mais celle de finir trempée comme si elle venait de sauter à la mer toute habillée, ne la séduisait pas davantage. Aussi, d'une main hésitante, elle ouvrit la porte et se précipita à l'intérieure du château. Sa lampe allumée, elle balaya d'un geste leste le hall dont le sol était jonché par mille graviers. Elle sentait des courants d'airs. Il faisait frais. Tout n'était que silence. Seul le bruit de la pluie lui parvenait. Depuis son enfance, rien n'avait changé. Retrouvant en ces lieux un peu d'elle-même, de son passé, elle se détendit. Les années avaient passées. La peur qui l'avait parcourue s'était évanouie. Il y avait si longtemps qu'elle n'était venue explorer les ruines et à présent, elle le regrettait. Passionnée par l'histoire et les arts, elle s'arrêta devant un vieux portrait mangé par les flammes. Sa curiosité la mena jusqu'au premier étage. Alors qu'elle parcourait le long couloir, il lui sembla voir quelqu'un. Elle se figea. D'un pas lent et mal assuré, la jeune femme ouvrit la porte et découvrit mille reflets. Un petit cri de stupeur lui échappa. Plaquant une main contre sa bouche, June prit conscience qu'il ne s'agissait que de son reflet. Ses reflets. La pièce était meublée de miroirs. Cassés pour la plupart. Quelques uns d'entre eux pourtant avaient survécu au flammes. S'approchant d'un miroir, elle le palpa et fixa son image. Son visage. Clac. Le bruit d'une porte. Était-ce Adrien ? Rien n'était moins certain. Prudente, elle n'osa pas l'appeler et préféra retenir sa respiration. Comme elle entendait les pas se rapprocher, elle se cacha derrière la porte de la pièce dans laquelle elle se trouvait et brandit la lampe éteinte comme une arme.
Depuis qu’ils étaient tout petits, June et Adrien passaient tout leur temps ensemble. Ils ne se quittaient quasiment jamais, June le suivait partout ou ils allaient. Adrien ne l’avait jamais considéré comme un chien, mais comme sa meilleure amie. Lui-même parfois s’étonnait qu’elle arrive encore à le supporter. Limerick était une petite ville bien tranquille, mais qui cachait bien des mystères. Dans leur enfance, ils leur étaient arrivés de pénétrer dans le vieux château, soit disant hanté. C’était une nuit comme celle-ci, une nuit nuageuse, sans étoiles. Ils n’avaient jamais vu la trace d’un fantôme, ou quoi que ce soit d’autre d’anormal. La curiosité l’emportait le plus souvent. Mais, une envie de retenté cette expérience l’avait pris dans la matinée. Il avait fait le nécessaire pour mettre au courant sa meilleure amie, qui comme d’habitude le suivait à cent pour cent. Cela avait fait sourire le jeune homme, il était content qu’elle veuille renouveler cette expérience. Elle ne trouvait plus rien de bizarre, à force d’avoir rencontré toutes sortes de choses un peu étranges, rien ne leur faisait peur à présent. Ils avaient tout vécu ensemble, et ce ne serait pas prêt de s’arrêter de si bon chemin.
Le rendez vous avait été donné vers vingt deux heures, il ferait nuit, et ce serait encore plus mystérieux, et plus terrifiant. Bien sur, un équipement se devait d’être avec eux. Des lampes torches, un appareil photo, on ne sait jamais, et puis bien sur leur jambes s’il fallait courir. Et oui, peut être que les fantômes viendraient leur courir après. En pensant à cela, Adrien rit. Bien sur, il allait courir devant ses choses, c’était ridicule, il était curieux, et cela depuis sa plus tendre enfance. Maintenant il avait changé, il était dragueur, un peu manipulateur, mais il restait fidèle à lui-même. June le connaissait sur le bout des doigts et vice versa. La nuit n’allait pas tarder à tomber, son seul moyen de locomotion serait un vélo. N’ayant pas de voiture ce jour là, mais il savait que June viendrait en vélo également. Et bien ils seraient deux, « Bienvenue au club », comme on dit. Pour arriver dans la demeure en ruine, il savait qu’il lui faudrait une grosse demi-heure, et oui en vélo. Il avait très bien mangé avant de partir, et c’était équipé d’un parka, et d’une casquette. Une casquette, oui pour la pluie bien entendu, on ne savait jamais ce qui pouvait arriver.
La nuit était donc nuageuse, sans étoiles, enfin si mais caché par la masse nuageuse. La lune était également cachée, mais on pouvait constater un brin de lumière par ci, par là. Du moment qu’il ne tombe pas sur une lune rouge, une lune qui veut dire que toutes les mauvaises choses, les choses négatives surgissaient de n’ importe où pour faire peur. C’était comme une sorte de brèche pour venir faire peur aux gens. Il partit aux environs de vingt et une heure cinquante cinq et quelques secondes. Il voulait quoi cinq minutes d’avance, il savait que June serait en avance comme toujours. Elle n’aimait pas les retards, et aimait être soit en avance, ou pile poil à l’heure. La ville était plutôt calme, malgré toujours les mêmes loubards du coin, les mêmes personnes insignifiantes. Des mégots de cigarettes jetés à même le sol, pauvre planète, polluée par des saloperies comme celles-ci. Mais les saloperies parfois, étaient les personnes elles-mêmes. L’homme avait crée bien des choses, des choses bien et mal. Mais ce n’est pas le sujet, mais Adrien était sensible à ce genre de choses. Voir la planète mourir de cette manière ne l’enchantait guère, mais il ne pouvait pas faire grand-chose. Il serait sûrement mort avant la planète elle-même. Ses pensées partaient dans tous les sens, il pensait à June, à sa famille, à ce qu’il allait faire.
Une goutte, deux gouttes, la pluie commençait à tomber. Il enfila sa casquette, et pédala toujours un peu plus vite. Le château était situé un peu en dehors de la ville, pas très loin. La pluie ne cessait, et devenait de plus en plus forte. Il déposa son vélo au grillage à côté du château, passa par le trou. Il se trouvait maintenant dans le jardin du château, il ne vit pas June. Il regarda sa montre, il était vingt deux heures trente cinq. Elle devait être sûrement arrivée, mais elle devait être dans le château. Il se dépêcha pour pouvoir entrer dans le château, la porte grinça légèrement, mais au moins il était à l’abri. Cela lui faisait se remémorer tout ce qu’il avait vécu la première fois qu’il était venu ici, la même odeur, les meubles posés à la même place. Rien n’avait bougé, même pas les courants d’airs. Il pouvait sentir l’air sur sa peau humide, ou passé à travers ses cheveux. Dans le sac à dos qu’il avait emmené avec lui, il sortit une lampe torche. Il faisait bien trop sombre dans le hall, enfin ce qu’il en restait. June ne se trouvait pas dans l’entrée, elle avait du commencer à explorer le château, mais sans lui. Ce n’était pas normal, elle ne devait pas être bien loin. Adrien avança, vit un tableau ravagé par les flammes, pour qu’ensuite cela le mène au premier étage. Il y avait un long couloir, et sur les côtés se trouvaient des portes. Peut être que June se trouvait dans l’une de ses pièces, mais laquelle ? Il vit une porte entre ouverte, peut être avait-elle été toute seule à l’intérieur ? Elle avait plus de maturité, et de courage maintenant, ce n’était plus l’enfant qu’il avait connu. La lampe torche lui servait assez, il pouvait voir ou il pouvait marcher. Quand il fut devant la porte, ou il y avait la possibilité de retrouver June, il ouvrit un peu plus. Il parla tout bas.
« June, c’est moi, Adrien. Tu es la ? »
Adrien commençait à se faire du souci pour elle, cela ne c’était encore jamais produit auparavant. Adrien avança, et vit des miroirs, qui lui reflétaient son image. Sur l’un d’eux, il pouvait voir June. Elle se trouvait juste derrière la porte, il se retourna et la vit. Il l’a prit dans ses bras, et la serra. Et lui murmura dans son oreille.
« Tu m’as fait peur June, je ne savais pas ou tu étais.. »
Adrien ne savait ensuite que faire, il regarda le visage de la belle et lui sourit. Elle était si jolie, des airs d’ange, il la reconnaissait bien là.
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Sujet: Re: Mythe Ou Réalité ? {Adrien} Mar 25 Aoû - 12:51
A mesure que les pas s'approchaient d'elle, June se raidissait. Son cœur battait de plus en plus vite et de façon irrégulière. L'adrénaline affluait dans ses veines, tandis que ses sens étaient étrangement à l'affût. Le vent léger palpait sa peau. Elle tressaillait, comme s'il avait s'agit de la main d'un inconnu invisible. L'angoisse se rependait dans ses veines tel le venin mortel du serpent. Elle sentait son emprise sur elle grandir, si bien que son corps ne semblait plus lui appartenir. Elle n'en était plus la maîtresse, à présent réduite au rôle de pantin mut par une force extérieure. La peur. Un maître aussi vile et perfide que désarmant. Il la laissait pressentir chaque faits et gestes de l'intrus. Elle devinait qu'il passait au côté du tableau qu'elle avait un peu plus tôt admiré, puis montait par les mêmes marches qu'elle avait empruntées. Bientôt, il parviendrait au premier étage, longerait le couloir et la trouverait. Elle aurait dû fermer la porte. Mais il était déjà trop tard. Elle sentait sa présence toute proche d'elle et elle était prête. Prête à agir s'il le fallait. Son maître lui devenait intolérable. Elle n'était pas une marionnette, ses membres lui appartenaient. Elle ne pouvait le chasser. La peur n'aurait su s'envoler en cet instant, néanmoins la raison reprenait ses droits. Elle chuchotait doucement à la jeune danseuse les possibilités qui s'offraient à elle. Peut-être, n'était-ce pas un inconnu, mais Adrien... auquel cas, la lampe qu'elle brandissait comme une arme meurtrière ne lui serait d'aucune utilité, même ridicule. En revanche, s'il s'agissait en effet d'un intrus, son usage lui serait peut-être nécessaire. June abaissa sa lampe, la tenant fermement dans sa main.
« June, c'est moi, Adrien. Tu es là ? »chuchota une voix familière, derrière la porte entrouverte. Son coeur s'allégea aussitôt. Mais elle ne bougea pas. Ses paupières se fermèrent et sa respiration se calma. Inspirant l'air pur de la nuit, elle retrouvait contenance, alors que son ami pénétrait d'un pas incertain dans la pièce. Ces quelques mots prononcés raisonnaient dans son esprit. Elle décelait dans ses paroles et dans sa voix une inquiétude non dissimulée. Alors qu'elle s'apprêtait à lui indiquer sa présence, il se retourna vers elle. Son reflet dans un miroir avait trahi sa présence, comprit-elle aussitôt. Son regard rencontra naturellement le sien et d'un mouvement impulsif, les bras d'Adrien enlacèrent sa fine taille de danseuse et l'étreignirent tendrement. Son souffle chaud se glissa jusqu'à son oreille et les notes jaillirent gentiment, pour ne pas la brusquer, pour la rassurer, le rassurer. « Tu m'as fait peur June, je ne savais pas où tu étais... » Elle plongea sa tête dans son cou et enroula ses longs bras autour de lui. « Je suis là »,répondit-elle. Elle sourit. Elle avait craint des ennuis, il avait cru l'avoir perdue. Si semblables et pourtant si différents. Elle reconnaissait son baryton si réconfortant, son visage et son regard toujours si profond. Il semblait lire en elle et si ce don ne lui avait été attribué de naissance, le temps passé ensemble, avait su combler cette lacune. Elle rit doucement et lui ébouriffa affectueusement sa tignasse savamment décoiffée. « Et moi, j'ai cru que tu étais un intrus que je devrais massacrer à coup de lampe torche ! »s'exclama-t-elle d'une voix cristalline en agitant son arme d'appoint.
La jeune fille de son pas léger et sautillant s'avança dans la pièce, pivota sur ses hanches et d'une gracieuse courbette se fendit en une gracile révérence. Tout en prenant soin de ne pas poser un pied sur le verre cassé, la jeune danseuse évoluait dans la pièce avec aisance. Elle jouait avec ses reflets dans les miroirs, comme la faible lueur de la lune qui parfois se dissipait sous une couche de nuages obscures. Ses gestes se faisaient paysages, ses expressions devenaient histoires. Une enfant qui s'amusait à danser dans la nuit, dans un château prétendument hanté. June. Et elle le regardait, son ami de toujours, tout en virevoltant, de-ci, de-là. Aussi légère que la brise. S'approchant doucement d'Adrien, elle le prit par la main et s'arrêta. « Alors, Sieur Chasseur de Fantômes... que pensez-vous de cette pièce ? » Elle désigna les miroirs qui la meublait, et relâchant la main de son ami, s'installa sur le rebord de la fenêtre, comme s'il avait s'agit d'un confortable canapé. Son visage se tourna vers le ciel étoilé. De la ville, il était impossible d'y percevoir la moindre étoile du fait des lumières de la ville trop importantes. Trop Rayonnantes. En ce soir pluvieux, même la petite campagne qui bordait la ville ne lui accordait le plaisir d'admirer une voûte étoilée. Le silence berçait sa contemplation silencieuse. Si les étoiles brillaient, et les nuages assombrissaient, ils n'en étaient pas moins beaux, ni moins fascinant. Leurs mouvements lents entraînés par le souffle du vent, leur poids s'allégeant à mesure qu'ils pleuraient, ils avaient eux aussi une histoire. June aimait l'imaginer, comme elle rêvait des vies vécues dans un passé enfoui.
Elle se retourna vers son ami. Ses yeux bleus se posèrent sur lui et un mince sourire plein de mystères étira ses lèvres. Son faciès se pencha et sa queue de cheval brune glissa sur son épaule gauche, tandis qu'une mèche de cheveux barrait son visage. « Raconte-moi une histoire. » Une requête simple, et primitive aux yeux du monde commun. C'était pourtant un souhait plus complexe qu'il n'y paraissait. Elle ne voulait s'entendre raconter un quelconque conte de fée qu'elle connaissait déjà par cœur, mais une histoire. Une histoire qui faisait peur ou encore celle de cette pièce. Laisse-moi croire aux fantômes le temps d'un récit, soufflait son regard perçant dans l'obscurité. Elle le scrutait, et elle attendait. Patiente, curieuse, défiante, mais et toujours, d'une extrême douceur.
Dernière édition par June M. Eagles le Mar 25 Aoû - 17:06, édité 1 fois
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Sujet: Re: Mythe Ou Réalité ? {Adrien} Mar 25 Aoû - 16:58
La recherche de June ne faisait que commencer, elle ne devait pas être bien loin de toute façon. Son vélo, elle l’avait déposée juste à côté de l’entrée, enfin une entrée interdite. Mais cela, personne ne le sait. Il fallait quand même faire attention à ne pas se prendre les pieds, ou bien la peau dans le grillage, parce que lui, il ne faisait pas de cadeau. Le jeune homme savait qu’il ne devait plus être très loin de sa meilleure amie. Ce ne serait qu’une question de temps, après avoir allumée sa lampe torche, il avait monté les escaliers, avec un peu la chair de poule. Il était prévu qu’ils le fassent à deux, et non pas tout seul. C’était vraiment tomber dans la gueule du loup, sauf qu’il n’y avait pas de loup, mais peut être un ou plusieurs fantômes. En espérant qu’il n’y est aucun petit plaisantin qui s’amuserait à leur faire peur. Sinon, il aurait le poing d’Adrien dans sa figure. Après avoir fait quelques pas à l’étage, il vit une porte entre ouverte, et vis le reflet de June dans l’un des miroirs. Elle lui avait fait tellement peur, disparaître comme cela. Le jeune homme ne put s’empêcher de prendre la jeune femme dans ses bras, il avait eu tellement peur, et c’était inquiété comme jamais. Il comprit qu’elle aussi eu très peur, elle ne voulait plus le lâcher. Sortit quelques secondes de leur étreinte, elle vint lui ébouriffer les cheveux, elle prit un air de plaisanterie. Elle l’aurait attaqué à coup de lampe torche. Adrien ne put s’empêcher de rire.
« Tu sais, si cela avait été un fantôme, je ne pense pas qu’un coup de lampe torche aurait fait quoi que ce soit. »
Adrien rit encore ensuite, elle lui avait permit de se détendre sans le savoir. June avait quelque chose qu’aucune autre fille qu’il connaissait n’avait. C’était le fait de pouvoir se dire qu’il était avec quelqu’un de merveilleux, qui ferait tout pour lui, qui serait toujours avec lui. Le jeune homme, vit ensuite quelque chose d’une rare beauté. June dansait, elle était si belle, et si gracieuse. Il se demandait comment il avait fait pour ne pas en tomber amoureux, il ne se voyait pas avec son amie de toujours. Il la considérait comme une sœur, il ne pouvait pas se dire qu’il pourrait être ensemble. Il ne préférait pas y penser, il voulait profiter de ce moment entièrement. Ce n’était pas tous les jours que nous pourrions être dans un château comme celui-ci, et qui plus est, hanté. Adrien était assez coincé quand il fallait faire quelques gestes, comme pour danser. Il se savait empoter, et cela avait toujours bien faire rire la belle June. Mais tant que c’était elle qui riait, cela ne le dérangeait pas plus que cela. Ils avaient fait tellement de choses ensemble, des choses inoubliables, des bêtises .. Il savait que quand elle trouverait l’amour, ce ne serait plus pareil. Elle serait distante avec lui, elle ne pourrait plus la voir autant, plein de choses changeraient.
* June ..*
Il ne l’avait pas vu venir, quand elle lui prit la main pour le faire avancer plus ou moins. Le jeune homme la vit s’asseoir sur le rebord de la fenêtre. Elle voulait savoir ce qu’il pensait de la pièce. Il y avait tout un tas de miroirs, il pouvait se contempler sous tous les angles. Mais il se disait qu’à force de trop se voir, on ne pourrait plus se supporter. Quand le château devait être en bon état, et avec une lumière, ce devait être une magnifique pièce. Il s’approcha de June, la voyant admirer le paysage, enfin ce qu’elle pouvait voir. Il pouvait sentir le parfum qu’elle dégageait, toujours aussi bon. Il ne voulait pas non plus enfouir son nez sur sa peau. Il était debout derrière elle, n’ayant pas très envie de répondre à sa question, mais admirer ce qu’il pouvait. En effet, il pouvait voir les lumières de la ville, éclairant chaque rue, chaque ruelle. Il pleuvait toujours autant, les nuages étaient tristes, peut être au fond, comme lui.. Il lui sembla que le temps s’arrêta, et Adrien partit dans ses plus profondes pensées. Il essayait de s’imaginer le château quelques années auparavant, quand il était en bon état. Il devait être magnifique, une très tapisserie, un tapis rouge dans chaque couloir. Des domestiques à chaque coin de la maison, prêts à faire tout nos moindres faits et gestes. Cela le fit sourire, il n’aurait pas voulu être prince, mais presque. Sa reine aurait été June, rien qu’en y pensant, il se sentit rougir, quand il la vit se retourner. Sa queue de cheval l’avait un peu sorti de ses pensées. Il avait repris une couleur normal, son teint naturel. Les yeux bleus de June étaient très jolis, elle avait tout pour le faire craquer, mais il y avait comme une force qui lui disait qu’il n’y aurait jamais rien entre eux. Le jeune homme baissa les yeux, écoutant la requête de sa belle. Elle voulait qu’il lui raconte une histoire, bien sur sûrement pas un conte de fées, mais quelque chose qui lui ferait peur.
Adrien ne savait plus sur quel pied danser, il y avait l’amitié et l’amour. Il était entre les deux, jamais il ne devait se passer quelque chose entre eux. Mais si elle attendait quelque chose de lui, si elle voulait être avec lui, non impossible. Ce devait être pour cela qu’il ne voulait pas se faire de films, elle n’était pas pour lui. Elle avait tout pour plaire, mais Adrien n’était pas le bon poisson. Si elle voulait une histoire, et bien peut être aurait-il quelque chose à lui donner. Une histoire de fantôme, une histoire qui fait peur. Il la regarda, dégageant sa mèche de cheveux qui gênait au milieu de sa figure, pour la faire glisser derrière son oreille. « Une histoire qui fait peur, c’est cela que tu veux.. Je vais te raconter alors une histoire qui fait peur. Il y a de cela mille ans, vivait dans ce château, un roi. Ce roi était très malade, mais aucun médecin n’arrivait à savoir ce qu’il avait. Toutes les nuits il était pris de crise de démence, il voyait des choses impossibles, des fantômes, des revenants. Cela le rendait cinglé. Un jour on l’attacha, mais ce fut la goutte qui fit déborder le vase. Ce soir là, il fit une crise cardiaque, et bien sur il mourut. On dit que ce château est hanté par ce roi, ce roi maudit. »
A la fin de cette phrase, un miroir tomba. Cela le fit sursauter, tout comme June. Adrien, était comme tétanisé, mais il devait faire face à sa peur, il avait tout inventé. L’histoire de ce roi, il n’en savait rien du tout, il ne c’était pas vraiment informé sur l’historique de celui-ci. Il y avait maintenant encore plus de morceaux de verres qu’auparavant. Comme un héros, il glissa un mot dans l’oreille de sa belle.
« Ne bouge pas, je vais aller voir cela de plus près. »
Sa lampe torche allumée, il avança un peu. Le miroir était tombé tout seul, peut être un courant d’air l’avait fait tombé, mais il aurait dut être très fort. Les miroirs qui étaient installés ici, devaient peser plus de trente kilos. Quelque chose de bizarre venait de se passer, un fantôme peut être ?
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Sujet: Re: Mythe Ou Réalité ? {Adrien} Jeu 3 Sep - 9:28
Elle attendait une simple réponse. Sa première question posée au milieu d'un songe n'avait trouvé d'autre réponse que le silence de la nuit. Un silence, troublé par le clapotis de la pluie battante, douce mais à la fois sinistre mélodie aux résonances mélancoliques. Elle chantait le chagrin des uns et le malheur de ce château maudit, dont l'histoire ne lui était inconnue. Elle l'avait lu, un soir de pluie, comme celui-ci. D'une main adroite et prudente, Adrien retira sa mèche derrière son oreille et ses yeux plongèrent dans les siens pour mieux captiver l'attention de la jeune femme. Un sourire mutin s'esquissa alors sur son délicieux faciès. Il allait commencer son histoire, la tension montait. Saurait-il l'effrayer ? Elle l'en mettait au défi.
Les yeux clos, elle se laissa entraîner par la voix d'Adrien dans un monde perdu. Celui-là même qui résidait entre légende et passé. La gentilhommière qu'ils avaient investi fut le théâtre de sa terrifiante fable. Elle imagina la demeure prospère, et son roi valétudinaire, mort d'une crise. Son sourire s'étira davantage, et en devint d'autant plus défiant. Elle connaissait la véritable tragédie du château. Aucun roi n'y avait vécu. La véritable demeure royale n'était pas ce château à l'orée de la ville, mais celui se trouvant en son sein : le château du roi Jean. Dommage. Elle en aurait presque frémi. Presque. Bom. Sa poitrine fut soulevée par un haut-le-cœur et ses membres se contractèrent sous l'effet de la surprise. Ses yeux cherchèrent instantanément la source du fracas. Un miroir était tombé et dans un vacarme démesuré s'était brisé en mille éclats de verres tranchants. Ce qui à la lumière du jour n'aurait paru être qu'un simple incident avait en quelques secondes ébranlé la quiétude de la jeune danseuse à l'esprit aiguisé. Elle devinait les pensées d'Adrien et il avait raison. L'histoire qu'il avait raconté n'avait été qu'affabulations. Il y avait, néanmoins, bel et bien eu des morts en ces murs. Une famille entière avait péri par les flammes et l'on disait que leurs fantômes hantaient encore la demeure aujourd'hui en ruine. Mais ce n'était qu'un mythe, du moins, c'était ce qu'elle préférait croire. Elle, enfant du savoir et de la réflexion. Elle, qui avait les pieds, ses racines, si bien ancrées sur terre, ne savaient croire en l'illusion que lorsqu'elle était celle qui la créait. La réalité était si pleine de faux-semblants. Elle ne devait pas s'affoler, simplement garder son calme et réfléchir comme elle l'avait toujours si bien fait. Le souffle chaud d'Adrien sur sa nuque la brula. Un tressaillement la parcourut et elle ne put qu'hocher de la tête lorsque tel un chevalier servant sur son fidèle destrier, Adrien lui intima de rester là tandis qu'il irait s'assurer que rien d'anormal ne s'était produit. Elle voulut le retenir, mais ses doigts n'attrapèrent que l'obscurité. Masse d'air sombre et inconsistante. Cette observation quelque peu déroutante dans l'espace clos à l'atmosphère cabalistique ramena la jeune étoile à ses esprits.
Se laissant glisser de son perchoir, June suivit le faisceau lumineux de la lampe d'Adrien. S'il venait à trouver quoique ce fut, elle préférait être à ses côtés... Jouer au bellâtre de ces dames ne faisait pas de lui un surhomme, ni de June une de ses courtisanes. Elle ne faisait partie de ces étudiantes que le jeune homme aimait à séduire pour le simple plaisir de se sentir désiré. June se savait bien plus qu'une simple poupée que l'on promenait avec soi et que l'on laissait là quand on le voulait de peur que ce fragile petit ange ne perdit sa candeur. Elle était celle avec qui, il avait fait les quatre cent coups, celle qui l'avait toujours suivi et ce où que ce fût et les choses n'étaient pas prêtes de changer. En outre, rester seule, sans n'avoir d'autre occupation qu'une attente anxieuse et perplexe ne la séduisait guère. L'inactivité, en un tel moment, était plus périssable que la rencontre d'un cadavre vivant. « Je reste avec toi », murmura-t-elle lorsqu'elle se retrouva à sa hauteur. Ce n'avait été qu'un chuchotis, l'on pouvait toutefois y déceler un ton ferme et décidé. Sa propre lampe illumina la glace brisée, puis le mur sur lequel elle avait été suspendue. Elle ne put réprimer un léger haut-le-corps à la vue du mur marqué par un sceau écarlate. De toute évidence, celui-ci ne venait d'apparaître par enchantement et ne pouvait être l'œuvre d'un spectre. Par ailleurs, June ne pouvait se résoudre à croire en l'existence de telles créatures. Un fantôme n'était qu'une apparition, une vision, ou tout au plus un revenant sans la moindre consistance, dont la seule faculté était de hanter les vivants ; de nourrir leurs peurs. Aussi, cela ne pouvait être l'acte d'un tel individu... Fronçant des sourcils, elle pensa aux poltergeists... eux avaient cette capacité : déplacer des objets, émettre des bruits... Mais, non, eux non plus ne pouvaient être vrais, ils n'étaient que le fruit d'élucubrations. L'esprit de la jeune femme cherchait une explication rationnelle à ce qui venait de se produire. Il s'agissait après tout d'un château vieux de plusieurs siècles dont les entrailles avaient été léchées par les flammes. Depuis cet incident, personne n'avait osé s'en approcher réellement, ni même n' avait entreprit de le rénover et le temps avait passé. Ce qui avait été fragilisé, se détériorait. « Rien est éternel », conclut-elle d'une voix blanche, plus pour elle-même que pour Adrien. Elle avait besoin de s'en rappeler, de cette dure et froide loi qui régissait la vie de tout être, pour ne pas se laisser ronger par ce malêtre incontrôlable qui montait en elle, insidieusement. Il y avait un début et une fin. Le trépas ne tolérait aucun retour en arrière. Aucun. Alors qui d'un esprit vengeur ou du temps – ce traitre aux atours charmeurs- avait su vaincre ce bijou d'art d'une autre ère ? « Je parie sur le temps ! »s'exclama-t-elle d'une voix guillerette, recouvrant sa légendaire rationalité. Défaut ou qualité ? Qui pouvait en découdre ? Tout ce qu'il y avait à savoir, était que June pour peu qu'elle pratiquât un jour ce que le commun des mortels appellerait de la sorcellerie, était incapable de croire en toutes ces choses qui dépassaient l'entendement. « Chat ! »s'exlama-t-elle en touchant l'épaule de son ami. Elle eut à peine le temps de lire de l'étonnement dans les yeux d'Adrien, qu'elle s'était déjà envolée. Avant qu'il ne réagisse, elle se précipita dans les escaliers, qu'elle descendit à toute allure. Elle hésita un instant à ouvrir la porte, mais se ravisa aussitôt et sortit sous la pluie battante. Les gouttes d'eau froides se ruèrent sur elle comme mille flèches au milieu de la bataille. Leur contact était seulement plus bienfaisant et rassérénant. Au milieu de l'averse, elle riait et jouait avec la pluie comme une enfant.
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Sujet: Re: Mythe Ou Réalité ? {Adrien} Sam 5 Sep - 9:52
Ce château, ce si vieux château, tout était propice pour une inspection. Adrien avait eu la belle idée de venir le jour même quand l’idée lui était venue. Avec sa meilleure amie June, ils avaient déjà été faire une petite aventure. Là encore cela avait été l’idée d’Adrien, ils étaient jeune ce soir là, mais pourquoi pas ne pas remettre cela ? Il y avait tellement de choses surprenantes à découvrir dans cet endroit, des fantômes rôdaient dans le coin. Enfin à ce qu’il paraissait, ils n’en avaient encore jamais rencontrés, mais qui sait, peut être que ce soir serait le bon soir. La belle June était maintenant adossé contre la fenêtre, au fond de la salle des miroirs. Elle voulait que le beau jeune homme lui raconte une histoire, et bien pourquoi pas ? Après tout, ils étaient rendus dans l’endroit le plus glauque de toute la ville. La pluie tombait sans cesse, ne voulant pas s’arrêter, cela pourra peut être mettre une ambiance encore plus morbide. Adrien savait qu’elle aimait bien ce genre d’histoire, surtout dans des endroits comme celui-ci. Il fallait dire qu’Adrien n’avait aucune idée quand à l’histoire à raconter, il chercha donc au fond de sa mémoire. Une fois trouvée, il avait plongé son regard dans celui de June, voulant la faire tressaillir de plus belle.
Quand Adrien finit son histoire, quelque chose de très étrange se passa. Un miroir venait de se briser en mille morceaux. Cela avait fait un bruit énorme dans la pièce, ils avaient eues de la chance d’être à l’extrémité de la pièce. Adrien ne put s’empêcher d’aller voir de plus près ce qui venait de se passer. Il pouvait y avoir encore de bizarre à se produire, qui sait ? Il pouvait se passer tout et n’importe quand dans cet endroit. Le jeune homme ne se souvenait pas vraiment ce qui avait put se passé dans cette demeure, mais il se souvenait qu’une fois June lui avait dit. En effet, il y avait eu une famille entière qui avait péri sous les flammes, il y avait de cela quelques années. Mais peut être que leur âme était toujours ici, et voulait hanter quiconque viendrait les déranger. Mais Adrien savait que si une âme n’était pas monter là haut, elle pouvait hanter un endroit pendant bien longtemps. Bien sur, il avait lu cela dans l’un de ses grimoires qu’il avait trouvé, dans sa folle jeunesse. Il ne voulait surtout pas qu’il arrive quelque chose à sa meilleure amie, s’il quelqu’un devait être blessé, ce serait lui et personne d’autre. Il se devait d’être un chevalier servant pour sa dame, sa douce et belle dame. Adrien savait qu’avec June, il ne servait à rien d’en faire trop, elle le connaissait tellement bien. Il suffirait qu’il ne soit plus lui-même, qu’il en fasse trop, elle saurait que quelque chose n’allait pas. June était la meilleure pour découvrir cela, enfin après plus de dix années d’amitié, c’était bien normal. Mais dans un sens, c’était pareil pour elle, il pouvait tout savoir, il la connaissait par cœur.
La lampe torche d’Adrien illuminait tout ce qu’il pouvait y avoir devant lui. Et en effet, il y avait plus d’un morceau de verre sur le sol. Il ne pourrait dire combien il y en avait, mais plus d’un, cela était certain. Le jeune homme pouvait sentir la présence de sa belle derrière lui, elle ne voulait pas le lâcher, même s’il lui avait dit de rester près de la fenêtre. Elle était têtue, il le savait. Avec sa lampe torche, il fit le tour de la pièce, cherchant quelque chose, comme un autre miroir qui pourrait tomber. Peut être ne fallait-il pas rester plus longtemps dans cette pièce. A ce moment là, il entendit un coup de tonnerre, l’orage était de la partie. Cela ne pourrait être que plus excitant encore. Ensuite, ils virent quelque chose d’assez étrange, une sorte de sceau sur le mur venait d’apparaître. Il devait bien y avoir une explication rationnelle à tout cela. Adrien ne voulait pas trop se poser de questions, il avait envie de s’en aller au plus vite de cette pièce. Il commençait à ne pas se sentir très bien. A ce moment là, il entendit June dire que rien n’était éternel. Adrien n’avait pas vraiment cherché à comprendre le sens de la phrase qu’elle venait de prononcer. Le jeune homme devait s’asseoir, il ne se sentait vraiment pas bien. Quand tout à coup, il sentit June le toucher, elle voulait jouer, jouer au chat. Vraiment ce n’était pas le moment, mais il ne voulait pas montrer un seul signe de faiblesse, pas à elle. Adrien parut tout de même étonné, il devait la rattraper, elle ne devait pas se faire de mal.
Le château était vaste, et il ne savait pas par ou elle était partit. Il espérait qu’elle ne soit pas trop loin, déjà rien que pour la trouver en arrivant dans ce lieu il avait eu du mal. Non, il n’avait pas peur, mais il n’aimait pas cela, et dehors c’était l’orage. Le vent, et la pluie, ainsi que le tonnerre c’était levé. Rien n’était propice à faire ce jeu stupide. Quand ils étaient enfant, bien sur qu’il jouait à ce jeu, cela était marrant, il y avait toujours une sorte d’excitation. Quand on était le chat il fallait attraper l’autre, le plus vite possible. Il était souvent la souris sans défense, que June n’arrivait pas à attraper. Ne se sentant pas bien, il sorti de la pièce le plus rapidement possible, essayant de ne pas écraser les morceaux de verre. Une fois dans le grand couloir du premier étage, il descendit les marches pour arriver au rez de chaussé. Il pouvait constater que la porte d’entrée était grande ouverte, elle avait du sortir du château. Adrien se sentait un peu mieux, mais vu le temps dehors, il n’avait pas très envie de se mouiller. Le jeune homme avança près de la porte d’entrée, ouvrant légèrement.
« June ! Reviens, je n’ai pas envie de prendre une douche ! »
Adrien ne la voyait pas au loin, il ne savait même pas si elle l’avait entendu. Il espérait qu’elle ne ferait pas la sourde oreille. Deux minutes plus tard, il ne la voyait pas revenir, il commençait à avoir peur, que faisait-elle ? Que lui était-elle arrivée ? Il n’avait pas le choix, il prit son courage à deux mains et partit sous la pluie. Peut être était-elle parti dans le parc du château .. Il regardait tout autour de lui, mais ne voyait rien du tout. Il ne savait plus où aller, quand tout à coup il la vit, elle était là bas, sur l’herbe, allongée. Il se précipita vers elle.
« Tu m’as fait peur June ! Je t’ais cherché partout, comment peut tu être aussi inconsciente ?! »
Adrien avait vraiment eu peur, il n’aimait pas qu’elle s’éloigne de lui en sa présence. Il s’accroupit à côté d’elle. Il pouvait voir la pluie ruisseler sur le visage de sa belle. Elle était toujours très belle, même avec une bonne douche. Il la regardait droit dans les yeux, bouche bée, allez savoir pourquoi .. Il avait envie de la prendre dans ses bras, pour la relever. Ce qu’il fit ensuite. Elle n’était pas si légère, il la prit ensuite dans ses bras, profitant de cet instant de retrouvailles.
Mythe Ou Réalité ? {Adrien}
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